LA MEUSE
Samedi 27 Mai 2000 - Namur (Belgique)

Les Morallès ? Sacrée famille !

Deux roulottes parquées en début de piste, une famille nombreuse (et heureuse) et surtout une folle envie de « refiler » au public cette belle maladie qu’est l’amour du cirque. Pour sa première « Nuit Gitane », les Morallès nous ont convié dans l’univers fabuleux des Manouches. Voleurs de poules ? Mieux ! Dresseur de « fauves », baratineurs et amuseurs publics hors pair. Sacré famille !

D’abord, il y a Ernesto, le père. Fine moustache, dégaine pas possible, il peut tout faire. Jongler, jouer de la baterrie, voire même tirer l’oreille de Gino. Il faut dire que le Gino en question, il n’aime pas l’eau et il a une fâcheuse tendance à cumuler les « conneries ». Pour preuve, il est parvenu à arracher la portière du break de gendarmerie, ce qui a occasionné un léger retard pour son entrée en scène. Mais qu’à cela ne tienne. Le spectacle continue !

Et le spectacle, ils assurent. Côté hommes mais côté femmes aussi. Lola joue parfaitement du popotin et de l’œillade. Tandis que les « mamas » s’offrent un charmant duo sur trapèze. Comme le dit si délicatement Gino, « elles sont encore souples pour leur âge ! » Mais attention, il n’est pas question de leurs demander de faire des heures « sup » pour placer le matériel. « On fait déjà la bouffe, le café et les gosses. Alors basta ! »

Et les gosses, elles les font plutôt bien. Max, chair de la chair d’Ernesto, sait déjà faire parfaitement l’équerre les yeux fermés. Et si Gaston affiche un bon mètre 80, sa candeur l’inscrit parfaitement dans la catégorie des petits.

Enfants de la balle, ils nous emmènent sans encombre sur la piste des arts du spectacle. Car il savent tout faire. Du dressage de pigeon à la grande illusion, en passant par les solos de trombonne et les engueulades « home made ». Mais de plus, ils sont drôles, attachants et surtout spécialistes pour vous mettre à l’aise. Pour peu, on se croirait en famille.

Et puis, en plus, les poules, elles sont vraiment à eux ! « Oui, mais avant, elles z’étaient pas à nous. » Allez Gino, tais-toi et joue. C’est ce qui te réussit encore le mieux et qui nous fait si plaisir. Eh, les Morallès, vous revenez quand vous voulez !

 

C.D.

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