L’ORNE HEBDO
18 avril 2006

LA FAMILLE MORALLES ENFLAMME LE CHAPITEAU

Voilà quelques 400 personnes réunies dans le noir profond d’un chapiteau intimiste et puis le rideau s’ouvre sur neuf personnages, d’une élégance remarquable, s’avançant à petit pas avec pour leitmotiv « nous… le parti de rien le parti de rire » le ton est donné.

Et puis les éléments s’enchainent, le hoola-hop laisse rêveur et l’élément perturbateur, Gaston entre à son tour en scène avec ses boutades, ses gaffes, sa maladresse et sa posture dégingandée.

De voltiges aériennes, en trapèze et ruban, le spectateur est emmené et émerveillé de tant de grâce et de dextérité. Sur des rythmes effrénés puis posés, la voix douce et envoûtante de Johanna apaise l’ambiance et de nouveau la guitare électrique enchaîne les morceaux avec brio.

Les chansons burlesques et les musiques gitanes, avec Gino à l’accordéon, cassent le rythme et mènent les deux heures de spectacles à une vitesse effrayante. La magie, aussi, tient sa place avec des numéros bien plus hilarants qu’intriguant. Et quand arrive la volée de pigeons, c’est toujours avec humour que le numéro d’habileté et de dressage est exécuté.

Seuls manquent les chevaux, mais Ernesto, en dompteur indomptable, sait maîtriser sa troupe et leur fait exécuter une démonstration animalière.

Quelques pas de tango, moment de sensualité, jonglage à six mains, musique, humour, à la frontière du théâtre, les arts du cirque se sont exprimés durant trois jours au pied du chapiteau de Mimulus à Fresnay-sur-Sarthe.

Les applaudissements sont chaleureux, le public en redemande et les félicitations fusent.

Deux heures de pur bonheur et d’évasion grâce à la famille Morallès.

 

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